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Dans la plupart des cas de violences entre partenaires, on se trouve confronté à une escalade. Il est donc indispensable de réagir sans tarder, avant qu’un drame ne se produise. Il faut tout d’abord encourager la victime à en parler à une personne de confiance mais également prendre certaines précautions.

 

violence partenaire

La passivité et l’absence de réaction de la victime et de ses proches entraînent quasi systématiquement des conséquences graves. Que l’on soit confronté personnellement ou de manière indirecte, via un proche, un patient ou une connaissance, à des violences intrafamiliales, il est indispensable de réagir le plus rapidement possible et de prendre toutes les mesures de protection adéquates.




Comment réagir en cas de violences intrafamiliales ?



En parler 

Le silence est toujours contre-productif. Parler du problème est la première réaction à avoir. L’interlocuteur peut être un membre de la famille, un ami, un médecin, une association spécialisée, le service d'assistance aux victimes de votre police locale.

Si un départ du domicile n’est pas envisageable à moyen terme : privilégiez le dialogue et la discussion soit avec votre entourage, soit avec les professionnels des centres de médiation conjugale, de prévention de la violence, etc.



En cas de danger réel


• consultez un médecin et demandez-lui un certificat médical, premier document officiel pour avérer les faits de violence et, en cas de besoin, pouvoir porter plainte

• demandez de l’aide à un centre spécialisé

• inscrivez les numéros de téléphone utiles (police, refuges, etc.) et convenez d’un mot code à échanger avec une personne de confiance qui pourra rapidement avertir les services de police en cas d’alerte

• briefez vos enfants sur les réactions qu’ils doivent avoir en cas de violence (se réfugier chez un voisin, appeler la police ou une personne de confiance, etc.) et facilitez un départ précipité en préparant un sac contenant argent, documents, vêtements, votre carte SIS et celles de vos enfants, livret de mariage, etc.



Une fois hors de danger 

Pensez à avertir votre mutualité, votre caisse d’allocation familiale, votre banque (pour éviter tout retrait abusif de la part de votre partenaire), etc.

Vous pouvez porter plainte contre votre partenaire ou, au minimum, demander à la police d’acter votre déclaration, ce qui permet de laisser au moins une trace, éventuellement exploitable ultérieurement au plan judiciaire.




Où trouver de l’aide ?



Une ligne téléphonique gratuite, Ecoute Violences conjugales 0800/30 030 , accessible du lundi au vendredi, de 09h à 19h, permet d’obtenir une aide confidentielle et spécialisée. En dehors de ces plages, afin d’assurer une continuité du service 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, les appels basculent vers le 107 qui est également un service d’aide gratuit et anonyme par téléphone afin d'écouter, informer et orienter au besoin vers des services d’aide et de soins adéquats.


Dans chaque zone de police, le service d’assistance aux victimes et son personnel spécialisé peut fournir, sans qu'il soit nécessaire de porter plainte, une aide psychologique et des conseils pratiques quant aux procédures judiciaires et l’aide financière aux victimes d’actes intentionnels de violence.

En cas d’urgence, appeler cependant le 101 ou le 112.


Parmi les informations utiles sur le net, relevons nos précédents conseils, le site de l’asbl praxis et celui de violencequefaire.ch (en référence). Praxis explicite les ressources disponibles et offre, entre autres, des formations aux intervenants, tandis que le site suisse violencequefaire guide l’internaute, agresseur, agressé ou proche, dans les actions à entreprendre.



Frédéric MOSER


Inspecteur principal de police, Licencié en journalisme

 

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