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La densité du trafic est étroitement liée au rythme scolaire et c’est aussi aux abords des écoles que des problèmes spécifiques de circulation se concentrent. De nombreux acteurs y sont impliqués, notamment : région, commune, école, parents, élèves et usagers en général. Comment chacun d’eux peut-il contribuer à une meilleure organisation de la circulation sur les accès menant à l’école et dans sa périphérie ?

 

0258 Jeunes-Ecoles CRR-OCW

 

Un inventaire des risques, contraintes et opportunités


Les défis qui se posent sont nombreux et concernent tant les trajets vers l’école que la gestion des déplacements aux abords immédiats de celle-ci. Il faut tenir compte notamment de la localisation de l’établissement (centre-ville, périphérie voire en pleine campagne), de son environnement immédiat (type de voirie, etc.), des modes de transport disponibles (bus, trams, voitures, vélos, …), de la taille de l’école et l’âge des élèves qui la composent.


Le premier problème est bien entendu lié à la vitesse mais aussi aux conflits entre les véhicules motorisés et les usagers plus faibles. Ensuite viennent les dangers et risques liés à la forte densité du trafic vers et autour des établissements. Il y a enfin la difficulté du stationnement aux abords des écoles à l’origine de comportements dangereux dont les usagers faibles sont les premières victimes.

 

 

Les objectifs prioritaires et actions à mener


A partir de cette première analyse de risques, des objectifs précis seront fixés et hiérarchisés toujours avec le souci de poursuivre une stratégie de sécurisation cohérente qui tiendra compte de tous les paramètres. A chacun de ces objectifs correspondront des actions spécifiques qui exigeront ou non des aménagements de voirie parfois conséquents pour atteindre les résultats espérés.


Des exemples d’objectifs ? Citons : privilégier les modes de déplacements «doux» et transports en commun, optimiser la perception «Vigilance, école !», canaliser le trafic automobile, réduire drastiquement la vitesse, etc.

 

 

Quel type de mesures pour sécuriser le trafic scolaire ?

 
De nombreuses interventions sont possibles, quelques exemples.

 

Pour plus de visibilité de l'école


L’idée est de créer une ambiance urbaine conviviale « Vigilance ! Abords d’école », effectivement perceptible par les conducteurs de véhicules motorisés. La pré-signalisation règlementaire de police, les équipements lumineux d’alerte ou encore les marquages au sol spécifiques y contribuent. Plus original et tout aussi efficace : le placement du Totem Crayon visible par ses couleurs éclatantes et sa hauteur ou le mobilier urbain spécifique aux écoles de l’entité.

 

Réguler la vitesse aux abords de l’école ?


Se limiter à la signalisation classique prévue par le code de la route et les marquages au sol est insuffisant. Pour une bonne maîtrise de la vitesse, les «outils» efficaces ne manquent pas : plateaux ralentisseurs, coussins berlinois, mise à sens unique de la voirie, réalisation de zones 30, îlots avec signal routier, plantation et mobilier ou non, effets de portes (chicanes), feux de signalisation, élargissement des trottoirs au détriment de la chaussée, etc.

 

Comment limiter le trafic et organiser le stationnement


Prévoir des emplacements de stationnement répondant aux besoins des diverses catégories d'usagers et des riverains ainsi que promouvoir d'autres comportements pour rejoindre l'école et diminuer la pression du trafic aux abords de l’établissement est indispensable.


Actions possibles : des campagnes d’information sur les transports en commun, l’organisation d’une centrale de covoiturage («Rouler malin» avec Taxistop), l’amélioration de la qualité des chemins piétonniers menant à l’école («A pied, ça roule» avec Pedibus), les aires de stationnements du type dépose minute, etc.

Autres interventions, selon la configuration des lieux : la suppression du trafic de transit inutile (création d’impasses, fléchages, etc.), la création de dessertes locales, sens interdits, sens uniques, zone piétonne, etc.

 

Renforcer la présence de personnel habilité


Indiscipline des automobilistes, vitesse excessive, se parquer sur le trottoir ou sur les passages piétons, traversée dangereuse de la chaussée par des parents : les infractions au code de la route ne manquent pas à la sortie des écoles.


Une présence policière effective revêtant avant tout un caractère préventif peut être envisagée dans le cadre d’un partenariat avec la zone de police. Sur base des problèmes rencontrés en termes de mobilité, les services de police évalueront la faisabilité et la stratégie à adopter pour répondre aux attentes de sécurité aux accès à l’établissement. Egalement : l’action de surveillants et de gardiens de la paix pour sécuriser les passages pour piétons et canaliser le trafic aux abords de l’école.

 

Eduquer et sensibiliser enfants et adultes


L’éducation de l’enfant et de l’adolescent à la mobilité et à la prévention des accidents est de la compétence des enseignants et des parents. Sensibiliser les éducateurs, parents, riverains, conducteurs s’impose également. Les actions entreprises seront dès lors perçues positivement par les adultes et ceux-ci s’impliqueront à leur tour dans la sécurité au lieu de la subir.


Francis DEOM et Christian ARNOULD

Commissaires divisionnaires er

 

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