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Priorité nationale et locale, les vols dans habitation demeurent un phénomène tenace qui, bien qu’en légère diminution depuis près de 7 ans, reste une menace tant en zone urbaine que rurale. Il est particulièrement frustrant d’être victime lorsqu’on a déjà entrepris des démarches préventives. Comment ne pas s’enliser dans une sécurisation aléatoire et peu effective ?

 

Se prémunir des vols, c’est avant tout une gestion des risques structurée en plusieurs phases ayant chacune des finalités bien précises et où le juste compromis s’avère le plus efficace.


Dans une série d’articles, nous reprendrons les étapes essentielles à une protection efficiente de sa maison suivant le type et son environnement ainsi que pour les immeubles.

 

 

Le point de départ : comprendre la dynamique des vulnérabilités


Les risques de cambriolages sont tributaires de facteurs environnementaux (carrefour, cul-de-sac, etc.) et internes (habitation, corps du logis et annexes compris). Pour être effective, l’analyse des risques doit se faire globalement en tenant compte de l’articulation de chacune des fonctionnalités des pièces de l’habitation. 

Par exemple : un garage annexé, une terrasse surélevée ou sur un garage, une véranda favorisant l’escalade et l’accès au premier étage, etc.

Le plus souvent, les maisons à quatre façades sont ciblées en raison d’un plus grand nombre de failles facilitant le vol au niveau de l’intrusion primaire (périmètre/terrain) et secondaire (au sein de l’habitat) telles que la présence de plusieurs fenêtres/portes latérales, de terrasses/jardin, d’annexes (garage) ou encore de saut-de-loup/soupirail et cours anglaise.

 

De plus, le périmètre extérieur d’une maison individuelle induit généralement plusieurs vulnérabilités. Fréquemment, il est constaté que les mesures préventives se concentrent sur l’accès principal (barrières, haies, arbustes, éclairage, etc.) et délaissent significativement les parties arrière et latérales du périmètre. Or, ce sont ces zones spécifiques qui sont le plus ciblées par les cambrioleurs. En effet, une fois que le cambrioleur se sera introduit dans la parcelle, les mesures de prévention de l’accès principal deviennent non seulement obsolètes mais, dans certains cas, peuvent faciliter davantage l’effraction et l’évasion : c’est tout particulièrement le cas lorsque la végétation ou les clôtures/barrières sont trop hautes et permettent aux voleurs de prendre leur temps à l’abri des regards tout en fuyant par un arrière peu sécurisé.
Il est effectivement important d’être conscient que les vagues de cambriolages dans un quartier se font bien souvent à travers l’arrière de l’habitation. A partir d’une première maison, les voleurs passent de parcelle en parcelle via les jardins, escaladant des obstacles généralement moins dissuasifs (murets, clôture, etc.).

 

 

Une gestion de risques pyramidale : faire attention, résister, avertir


Il s’agit tout d’abord de prendre de bonnes habitudes, ces conseils reposant principalement sur le bon sens, sont les mesures organisationnelles (simuler une présence, gestion de clefs, fermer portes et fenêtres, etc.). Celles-ci sont actives et nécessite une action de la part de l’habitant.

 

Ensuite, viennent le traitement des points sensibles de l’habitation/parcelle. En matière d’intrusion, il est incontestable que les portes et fenêtres sont presqu’exclusivement les cibles des cambrioleurs. Outre les bris de vitres, les portes sont les plus concernées (bris de cylindre, points de verrouillage, charnières et pour les plus vétustes/en bois, la découpe ou défoncement). Les mesures mécaniques visent spécifiquement le renforcement de ces points sensibles. Le but principal est d’opposer une résistance aux cambrioleurs et donc de retarder au plus la commission de l’effraction et non de l’empêcher.
En effet, un voleur parviendra dans tous les cas à ses fins s’il est déterminé. A ce titre, des classes de résistance antieffraction (RC/ NBN EN 1627) des produits de construction existent et doivent être choisies de manière rationnelle (type de local à protéger, valeurs des objets, etc.). Généralement, la norme RC2 à RC3 s’adapte aux habitations standards.

 

Enfin, viennent les systèmes électroniques. Cela concerne aussi bien les alarmes et caméras que les dispositifs plus avancés de contrôle à distance et gestion intégrée tels que les installations domotiques. Il ne s’agit pas ici d’opposer une résistance physique à l’effraction, mais d’activer immédiatement des outils dissuasifs avisant l’intrus qu’il est détecté et d’initier une intervention externe afin de limiter les dégâts et l’intrusion du cambrioleur.

Au regard de ce qui précède, il est évident que la meilleure stratégie est la combinaison de ces mesures, tant d’un point de vue résultat qu’au niveau des coûts. Celle-ci s’appuie sur une analyse en entonnoir (de l’environnement, maison…, vers les pièces spécifiques) pour ensuite mettre en œuvre les mesures adéquates suivant le degré de vulnérabilité.

Dans le prochain article, nous entamerons la pratique à travers un focus sur les normes antieffraction et donc le choix de mesures mécaniques adaptées à une maison.

 

Sébastien Dormaels Licencié en criminologie

 

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