Afin de rendre votre visite encore plus agréable, notre site www.policeouestbw.be utilise des cookies.

En consultant notre site, vous acceptez nos cookies. Évidemment, vous pouvez modifier les paramètres des cookies à tout moment.

La plupart du temps, la crise de colère d’un jeune crée la surprise chez l’adulte, elle le déconcerte et son premier réflexe est souvent une réaction d'hostilité. Cependant, lorsque l’intervenant peut identifier les divers signes de l’explosion de la colère, il est en mesure d'intervenir avant l'escalade et empêcher que la crise n'éclate violemment.

Nous avons précédemment défini la notion de colère, ses manifestations possibles et les divers troubles comportementaux comme signes observables préfigurant une crise. Voyons maintenant comment on peut intervenir efficacement pour contrôler une telle situation.

 

0285 Jeunes Secunews


Détecter les signes précurseurs de la crise


Une crise de colère suit habituellement trois phases : l’escalade, la crise proprement dite et la post-crise. Or, la réaction de l'adulte intervient souvent lors de la crise, car il n'a pas perçu les prémisses de l’escalade. Pour ce qui est de la post-crise, peu d'éducateurs ont le temps de s’en occuper. Il faut donc concevoir une crise de colère dans son ensemble et en identifier les trois phases. En étant attentif aux signes précurseurs de l'escalade, on peut souvent faire avorter la crise de colère.


Ainsi, peut-on observer les attitudes suivantes (cfr doc en référence) :

• poings fermés, le jeune peut taper du poing, du pied ou avec un objet,
• mains sur les hanches ou bras croisés,
• corps tendu,
• regard fixe (les yeux à demi fermés),
• ton de voix élevé (son débit de voix peut ralentir ou s'accélérer),
• recours à des paroles blessantes,
• rythme respiratoire rapide, sueurs.


Durant la crise de colère elle-même, les deux cas de figures sont possibles : soit l'enfant reste conscient de ses actes et peut donc décider de se calmer, soit il n'est pas conscient de ce qui lui arrive et par conséquent, ne peut contrôler lui-même son agressivité.


Comment intervenir efficacement avant la crise ?

Il est donc préférable d'intervenir avant que la crise éclate, au moment où le processus d'escalade s'engage, mais lorsque le dialogue est encore possible. Il est plus facile pour l'adulte de parler au jeune à ce moment-là et de chercher à comprendre les émotions qui le bousculent. Cependant même durant la crise, il est encore possible d'intervenir de manière efficace mais il faut, dans tous les cas, éviter certains propos ou comportements.


A faire :

• essayer de comprendre les motifs qui poussent l'enfant à être agressif : A mon avis, quelque chose te dérange ; peux-tu me dire quoi ? Que se passe-t-il ?

• lui montrer que l'on ressent bien sa frustration ou son désarroi : J'ai l'impression que tu es fâché contre quelqu'un, comment puis-je t'aider ?

• faire preuve d'empathie et encourager l'ado à exprimer ses frustrations afin de pouvoir nouer le dialogue.

• si possible, permettre à l'enfant de différer son agressivité, de prendre du recul.

 

A éviter :

• faire remarquer l'agressivité de l'enfant avec insistance

• prendre un ton condescendant pour le culpabiliser

• porter des jugements de valeur : c'est mal de se mettre en colère

• banaliser ce qui lui arrive : ce n'est pas grave, tu exagères

• faire preuve d'impatience (mains sur les hanches, en tapant du pied par exemple),

• adopter une attitude d'indifférence hautaine, tourner le dos à l'enfant.


Jean-Paul Wuyts

Commissaire divisionnaire er, Licencié en criminologie et psychologie

 

Copyright : www.secunews.be