Afin de rendre votre visite encore plus agréable, notre site www.policeouestbw.be utilise des cookies.

En consultant notre site, vous acceptez nos cookies. Évidemment, vous pouvez modifier les paramètres des cookies à tout moment.

Le marché propose aujourd’hui toute une gamme de nouveaux engins de déplacement. Parmi ceux-ci, les «hoverboards» séduisent un public toujours plus important. En quoi se distinguent-ils des autres appareils ? Quelle est leur place sur la voie publique ? A quelles obligations répondent-ils ? Quelles précautions prendre pour éviter l’accident ? Nous ferons le point sur ces engins, qui relèvent de plusieurs réglementations.

© Hoverboard

 

De quoi parle-t-on exactement ?


L’hoverboard est une évolution du skateboard, dépourvu de roues et permettant de planer quelques centimètres au-dessus du sol. D’abord invention fictive, plusieurs sociétés ont développé diverses technologies se rapprochant du concept initial. L’engin dont on parle souvent sous le nom d’hoverboard ne plane donc pas au-dessus du sol mais roule plutôt sur ses 2 roues.

Bien qu’il existe un certain nombre de points communs avec le gyropode ou segway, l’hoverboard ne possède pas de guidon ou de manche, telle que la définition du mot gyropode le prévoit dans le journal officiel des termes : «Véhicule électrique monoplace, constitué d’une plateforme munie de deux roues sur laquelle l’utilisateur se tient debout, d’un système de stabilisation gyroscopique et d’un manche de maintien et de conduite».


D’autres variantes existent telles que le Ninebot et le Walk Car. Le premier est un hoverboard traditionnel doté d’un manche entre les genoux pour se diriger et de grandes roues ; le second est une planche équipée de roulettes et d’un petit moteur alimenté par une batterie en lithium pouvant atteindre une vitesse de 10 km/h et parcourir une distance de 12 km après une charge de 3h. Pour démarrer, il suffit de monter sur l’engin, et pour s’arrêter, d’en descendre.

 

A quelles règles sont soumis ces engins particuliers ?

 

En Belgique, il existe, depuis le 3 février 2007, un arrêté royal relatif aux engins de déplacement. Le gyropode (Segway,etc.) fait partie des «nouveaux engins de déplacement». C’est le cas aussi de l’hoverboard.

Il est assimilé à un piéton s’il respecte la vitesse du pas, sur les zones prévues comme le trottoir. Il est également possible de se déplacer sur les routes ou les pistes cyclables dès que l’on dépasse la vitesse du pas, mais à une vitesse maximale de 18km/h.

C’est en effet la vitesse de déplacement qui est prise en compte et non les caractéristiques de l’engin, contrairement au Luxembourg où ils sont soumis à la même législation que les rollers et les skateboards. Leur utilisation est interdite sur la voie publique.


Les règles que les autres usagers doivent respecter à l’égard des piétons et des cyclistes respectivement sont également applicables à l’égard des utilisateurs d’engins de déplacement.


Enfin, aucune immatriculation n’est nécessaire, contrairement à l’Allemagne par exemple.

 

Quelles précautions prendre lorsqu’on utilise un hoverboard ?

 

Un gyropode peut souvent accéder facilement à des espaces en pentes ou à des trottoirs par exemple, contrairement à l’Hoverboard qui ne peut s’utiliser que sur des surfaces bien planes. En bref, on ne se déplace pas de la même façon, le gyropode permettra d’accomplir réellement une distance de plusieurs kilomètres dans des conditions variées alors que l’hoverboard – plus récréatif d’utilisation - vise pour sa part un petit périmètre dégagé et plat.

Le port d’un casque et une formation préalable sont vivement conseillés. Ces engins de déplacement motorisés tombent également sous la loi du 21 novembre 1989 relative à l’assurance obligatoire de la responsabilité en matière de véhicules automoteurs et nécessitent donc d’être couvert par un contrat d’assurance (+- 100 euros par an suivant l’usage).

Enfin, soulignons qu’il existe des risques d’incendie et d’explosion, bien que ce problème soit rare et concerne principalement les modèles bas de gamme. Par sécurité, la charge continue de l’appareil est vivement déconseillée afin d’éviter tout risque de surchauffe. Lors de l’achat, il est également recommandé de vérifier que l’appareil comporte bien le marquage CE et de privilégier un distributeur local afin d’éviter de mauvaises surprises.


Deom Francis
Commissaire divisionnaire er

 

Copyright : www.secunews.be